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Le chantier Montagne du Parc à l’heure du confinement

25.05.2020

Malgré l’impact de la crise du coronavirus, le chantier Montagne du Parc n’a pas été déserté pour autant. Si l’organisation des tâches opérationnelles a dû être revue, la sécurisation, le nettoyage et la maintenance du site ont été assurés. Et toujours dans le respect des normes de sécurité les plus strictes. Le point avec Fabian Christophe, conseiller en prévention chez Eiffage.

Dès le départ, la sécurité a été une question centrale et les attentes étaient élevées.
Fabian Christophe
Conseiller en prévention chez Eiffage

Comme de nombreux domaines de l’économie, le secteur du bâtiment a lui aussi été contraint de mettre en pause certaines de ses activités en raison de la crise sanitaire. Pour le chantier Montagne du Parc, cela s’est traduit par six semaines d’arrêt complet des travaux en cours.

Se remettre en ordre de marche

Loin de se décourager, l’équipe en charge du projet s’est immédiatement concentrée sur la mise en place d’une méthodologie de redémarrage afin de minimiser l’impact de cet arrêt sur ses activités. "Nous avons voulu nous remettre en ordre de marche rapidement, mais en s’assurant de ce que l’on pouvait encore faire et comment", explique Fabian Christophe. "Tout notre mode opératoire a dû être revu et il a fallu remobiliser l’ensemble de nos sous-traitants."

Première étape: profiter de cet arrêt forcé pour remettre de l’ordre sur le chantier. "Nous avons commencé par exécuter une série de travaux en vue de sécuriser totalement les lieux durant le confinement", raconte Fabian Christophe. "Puis nous en avons profité pour nettoyer le chantier et en retirer le matériel que l’on n’utilise plus."

Ensuite, il a fallu identifier quelles activités pouvaient reprendre et de quelle façon. La règle obligeant deux personnes à respecter un mètre et demi de distance entre elles a été particulièrement compliquée à mettre en place et a empêché l’exécution de certaines tâches lors du redémarrage. "Impossible de reprendre, dans un premier temps, la pose des châssis, par exemple", explique Fabian Christophe. "Ceux-ci mesurent moins de 1m50 de large et nécessitent obligatoirement la présence de deux ouvriers. Même problématique en ce qui concerne le système de nettoyage des fenêtres ou encore le tirage des câbles grosse section."

Une reprise progressive

Les travaux ont donc repris depuis fin avril, mais de manière progressive. "Le jour de la reprise, moins d’un quart des ouvriers habituellement présents sur le chantier ont repris le travail", précise Fabian Christophe. "Ce chiffre augmente peu à peu, et nous sommes aujourd’hui à près de la moitié de la capacité normalement prévue pour cette phase des travaux."

"Depuis la reprise, l’organisation du site demande évidemment des ajustements, aussi en ce qui concerne les pauses, puisque nous devons réduire les contacts. Par exemple, la pause de midi est répartie sur cinq périodes différentes, entre 11 heures et 13 heures. On suit l’évolution de la situation au jour le jour et on s’adapte en fonction des décisions du gouvernement."

Priorité à la sécurité

Pour autant, l’équipe Montagne du Parc n’a pas attendu la crise sanitaire pour s’assurer de la sécurité du projet. "De par notre place centrale, au cœur de Bruxelles, et l’envergure des travaux, nous faisons office de modèle pour de nombreux chantiers. Dès le départ, la sécurité a été une question centrale et les attentes étaient élevées", rappelle Fabian Christophe.

Et puisque la sécurité est intimement liée à l’aspect durable du projet, ces décisions se reflètent jusque dans le choix des matériaux utilisés. "Nous avons, par exemple, largement privilégié le métal par rapport au bois pour les garde-corps. Ceux-ci pourront donc être réutilisés sur un projet ultérieur. L’éclairage du chantier et des bureaux est, quant à lui, composé de LED à détection de mouvement. Un vrai plus pour la sécurité, mais aussi en termes d’économies d’énergie."

Des éléments, parmi d’autres, qui entrent en ligne de compte pour l’obtention de la certification BREEAM, l’un des objectifs de l’équipe en charge du projet.

Retour sur trois ans de travaux

Il est trop tôt aujourd’hui pour estimer avec précision l’impact qu’aura la crise sur le chantier, mais les équipes travaillent en ce moment-même à l’optimisation des prochaines phases.

Quoi qu’il en soit, après plus de trois ans de travaux, le chantier Montagne du Parc a complètement changé de visage. Revivez, en une minute chrono, ces trois ans de travaux grâce à la vidéo ci-dessous.