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Aperçu

    Certificat et permis d’urbanisme et d’environnement

    procédure en 2 étapes

    Le projet MdP sous l’angle de son parcours de demandes d’autorisations; nous souhaitons vous faire part des fondements de notre approche quelque peu inhabituelle.

    Dès les premières phases préparatoires du concours, différentes préoccupations ont immédiatement émané des concertations:
    - l’accessibilité du complexe (employés, livraisons, visiteurs), 
    - les besoins du projet et du quartier, infrastructures partagées, synergies socio-économiques de proximité,
    - le potentiel et la concrétisation de l’amélioration du lien ville basse/ville haute.

    De façon à évaluer et intégrer suffisamment tôt ces différentes considérations et opportunités, la banque, en concertation avec les administrations publiques, a pris la décision de suivre une approche en 2 étapes : introduction, dans un premier temps, des demandes de certificat d’urbanisme et d’environnement, soumis obligatoirement à étude d’incidence*, et dans un deuxième temps, des demandes de permis.

    En optant pour cette procédure, mais aussi, en accompagnant le dossier de demande de certificat d’alternatives et de variantes concernant les opportunités d’accès, solutions énergétiques et synergies socio-économiques; les préoccupations de l’ étude d’incidences* furent analysés en amont de la conception détaillée du projet, lorsqu’il est encore possible de véritablement l’influencer et l’enrichir. 

    Nous sommes à présent en phase finale de la première étape : la demande de certificat introduite en avril 2014.
    L’ étude d’incidence*, réalisée entre fin octobre 2014 et mai 2015, a formulé une série de recommandations, entrainant parfois des adaptations fondamentales de conception. Nous avons dès lors réévalué le dossier de base en réponse à ces recommandations, et introduit ce 14 aout 2015 notre « dossier amendé ». C’est ce projet qui fut soumis à l’enquête publique de septembre dernier, présenté lors de la Commission de Concertation du 20 octobre 2015, et pour lequel les certificats d’urbanisme et d’environnement nous ont été récemment octroyés.  

    *Le Code Bruxellois de l’Aménagement du Territoire soumet à « étude d’incidence » tout projet public ou privé qui, de par sa taille, sa nature ou son emplacement est susceptible d’altérer l'environnement ou le contexte urbain ou, d’entrainer d'importantes conséquences sociales ou économiques.

    PROJET AMENDE PROJET AMENDE

    Le « projet amendé »

    Comment et dans quelle mesure les conclusions de l’étude d’incidence ont-elles véritablement influencés notre projet ?

    Depuis les prémices de sa conception, une attention particulière fut accordée à l’implantation du projet, à son intégration et à sa relation à l’environnement urbain. Le chargé d’étude a apprécié la démarche des architectes qui,  tout en respectant la structure de ‘l’ îlot’, réinterprètent le tissu et la morphologie historique de Bruxelles, définis par les gabarits, les rues, les places et les intérieurs d’ilot. En suivant les recommandations, l’ articulation aux volumétries avoisinantes et la définition du statut des espaces (public/privé) se sont encore nettement améliorés et affinés.

     

    IMPLANTATION ET GABARIT IMPLANTATION ET GABARIT

    De par sa nouvelle implantation et volumétrie, le bâtiment se réapproprie la courbe du tracé historique défini par Henri Maquet en 1903, et restitue la cohérence urbanistique. Par le biais d’espaces partagés et ouverts (galerie, passage vers les jardins intérieurs) il s’associe à la sphère publique. En matière de gabarit, de hauteur et de forme, le projet tente également de restaurer la cohérence. L’acrotère « dansante » de la toiture, plus basse que celles des tours existantes, dialogue avec l’environnement bâti et la topographie urbaine. La hauteur moyenne des bâtiments environnants est de 32m. Le point culminant de l’édifice existant atteint 42.30m, tandis que celui du projet MdP est de 34,50m. La hauteur moyenne du projet surpasse donc celle du bâti avoisinant de 2,50m, mais se situe 7,80m en deçà de celle des tours existantes.
    Ces conclusions doivent également être nuancées pour deux raisons :
    - l’intérêt de ce calcul théorique est assez limité, car il ne reflète pas les disparités importantes entre les gabarits adjacents.
    - de plus, ces disparités de hauteurs sont accentuées par les grandes différences de niveaux topographiques, puisque le projet se situe à la frontière entre le haut et le bas de la ville, là ou plus de 13m séparent la rue Royale de la Rue Ravenstein.

    Notons également que le projet propose un abaissement du gabarit dans la rue Baron Horta, tel que recommandé lors de l’étude d’incidence. Ainsi le niveau à l’angle Baron Horta a été abaissé d’1,25m en stade de projet amendé. Des retraits des colonnes s’opèrent également aux angles et octroient une dynamique aux contours du bâtiment. Ils s’alignent sur le décrochage de façade du bâtiment Chancellerie, côté Montagne du Parc; et à la hauteur de toiture du bâtiment Bozar, côté rue Baron Horta.

    PARTI ARCHITECTURAL PARTI ARCHITECTURAL

    Les façades à rue, jouant un rôle déterminant au niveau de l'identité du bâtiment, dévoilent une succession d’élégantes colonnes portantes. La recherche d’un équilibre esthétique entre transmission lumineuse et contraintes structurelles, entre ouverture de façade et intégration urbaine, a abouti à un rythme de colonnes inter distantes de 1,35m. La section variable des colonnes en béton préfabriqué incrusté d’agrégats de graviers verts, leur octroie une forme irrégulière et accentue le mouvement fluide des façades. De plus, une superposition d’ellipses bien définies tant à l’échelle macro, qu’à l’échelle micro, dessinent des motifs, suggérant une texture ondulante qui contribue à dynamiser la façade.

    UNE VOLUMÉTRIE APPROPRIÉE UNE VOLUMÉTRIE APPROPRIÉE

    De par sa volumétrie, le bâtiment recherche un équilibre juste entre les pleins et les vides, entre la densité urbaine et la lumière naturelle. La forme des patios et leurs relations mutuelles ont également été revues en profondeur au regard des recommandations. La nouvelle organisation des patios, plus propice à la pénétration de lumière, a modifié l’organisation de chaque étage, a amélioré les relations entre les différents patios de plus en plus ouverts aux niveaux supérieurs , et a renforcé la fluidité et la dynamique générale du projet.
    Les patios sont aussi agrémentés d’environ 1400 m² d’espaces verts, dont un grand jardin de plus de 500m².

    VILLE BASSE - VILLE HAUTE VILLE BASSE - VILLE HAUTE

    L’étude d’incidence souligne l’importance des deux cheminements piétons entre le bas et le haut de la ville, identifiée déjà comme une des priorités majeure dans le cahier de charges du concours, et  qui se concrétise dans le projet en restituant au passant, la rue Baron Horta et la rue Montagne du Parc. La renonciation à l'accès actuel au parking par la rue Baron Horta et sa relocalisation offrent une occasion unique de restaurer l’harmonie entre espace public et tissu urbain. Un lieu s’affirme, la place Baron Horta (re)naît. Le projet permets la création d’un éventuel ascenseur urbain dans son propre périmètre. Un ascenseur public (en concertation avec la puissance publique) permettrait de franchir en outre la déclivité plus aisément.  

    Le bâtiment s’intègre dans la topographie très prononcée du site. Les entrées du bâtiment Montagne du Parc s’organisent, elles aussi autour des deux niveaux principaux: la Rue Ravenstein, en partie basse et la Rue Royale en partie haute, ou une venelle semi publique permet d’assurer un lien plus étroit entre le projet et les nœuds de communications le long du Parc Royal. ( la station de métro Parc et les arrêts de trams 92 & 93).
    Par l’aménagement différentié de rue la Montagne du Parc, nous avons recherché à équilibrer et concilier au mieux les flux piétons et les flux motorisés liés à l’accès logistique et du parking du bâtiment « Rue Royale ».

    INTÉGRATION SOCIO-ÉCONOMIQUE INTÉGRATION SOCIO-ÉCONOMIQUE

    Au niveau socio-économique, l’’intégration de nouvelles fonctions, l’animation et les liens créés avec le quartier, l’amélioration des cheminements piétons et la valeur ajoutée des espaces ouverts au public sont les points forts identifiés par le chargé d’étude.
    Le caractère « ouvert » du nouveau siège favorise également l’émergence de concepts intéressants et ambitieux. Les synergies potentielles avec Bozar : accueil d'un site d'infos, d'un foyer, mais aussi un centre de conférences. L’affectation précise de ces fonctions urbaines n’est pas encore définie à ce jour, mais les surfaces commerciales le long de la Rue Ravenstein, Baron Horta et au niveau de la Rue Royale ; confèrent au bâtiment une atmosphère semi-publique, et contribuent à dynamiser le site, pendant et en dehors des heures de bureau.

    En réponse aux recommandations visant à améliorer la visibilité et l’intégration des fonctions urbaines, les architectes ont, sur une partie du rez de chaussée, “ouvert” la rythmique de façade en repliant une colonne sur deux. La colonnade, espace d’accueil, articule la rue et l’espace public aux fonctions urbaines et aux patios du bâtiment. Pour l’autre partie du rez-de-chaussée, les vitrines sont ramenées en façade de façon à améliorer la visibilité des commerces.

    DURABILITÉ

    La « durabilité structurelle » est l’élément moteur de la conception. La super structure, principalement supportée par les façades, offre une grande adaptabilité et divisibilité des surfaces nobles. A cette notion de flexibilité, vient se greffer celle de la « durabilité opérationnelle » soulevant le défi de rationaliser le recours à la technicité de façon à optimiser la maintenance et réduire la demande énergétique: les installations techniques sont simples et centralisées. Un stockage d’eau, dans les sous-sols, apporte l’énergie thermique pour le refroidissement et le chauffage.
    Cette approche permet en outre d’atteindre les standards ambitieux de la labellisation passive et la certification BREEAM.

    GESTION DURABLE DE CHANTIER

    L'impact environnemental d'un bâtiment, est en grande partie déterminé au moment de sa conception, mais également lors de l'évaluation des effets environnementaux de sa démolition et de sa construction. Comment protéger aux mieux les flux piétons ? Comment assurer une circulation efficace en pénalisant le moins possible le trafic urbain ? Comment maitriser les nuisances sonores, vibratoires et la pollution ? Comment gérer efficacement les consommation d'énergie et d'eau ?

    Afin d'optimiser les phases chantier, nous imposons les respect des critères BREEAM qui exigent une gestion « chantier respectueux de l’environnement» plus stricte que le cadre légal ou celui imposé par l’étude d’incidence.

    1. Environnement sonore et vibratoire


    Préalablement à la phase de travaux, une campagne de mesures acoustiques et vibratoires est en cours de réalisation aux droits des immeubles bordant le site.
    Les mesures acoustiques sont réalisées à l’extérieur de ces immeubles, directement au niveau des façades. Les mesures vibratoires se font dans des locaux situés juste derrière les façades concernées ainsi que dans des locaux plus sensibles de par leur utilisation. Ces mesures préliminaires permettent de définir le cadre de référence dans lequel se situe le site aux alentours de l’immeuble Montagne du Parc.
    Lors de la phase d’exécution, tant en démolition qu’en construction, un monitoring continu est prévu afin de s’assurer que l’impact environnemental du chantier respecte les valeurs limites définies dans le cahier des charges et confrontées au cadre de référence. Ce processus a été établi afin de minimiser et de contrôler l’impact acoustique et vibratoire du chantier sur son environnement direct.

    2. Suivi des engagements contractuels

    Le cahier de charges du projet imposé à l’entrepreneur décrit les exigences strictes en terme de gestion respectueuse de l'environnement lors du chantier, et définit les niveaux d'ambition en référence aux normes, bonnes, meilleures pratiques,.. : L’entrepreneur doit fournir des rapports périodiques de gestion des nuisances sonores, vibratoires, de pollution de l’air ; du respect du voisinage et de son accessibilité; de la gestion des déchets assurant leur traçabilité et l’atteinte des objectifs de recyclage, du suivi des consommations; du registre des transports vers et à partir du site…
    De plus, tout au long du chantier, l’équipe du projet Montagne du Parc s’est également engagée à suivre de près, répertorier et évaluer de façon continue les risques environnementaux liés aux  techniques de mise en œuvre de l’entreprise, aux mesures qui sont liées, au respect du cadre légal ou normatif, et à la limitation de toute nuisance. Le  « coordinateur démolition » assurera un certain nombre de tâches spécifiques liées à la gestion des questions des riverains et la diffusion de l'information.